accueil
boutique
événements
adhérer

en vie

L’homme ne ressent-il pas toujours la nécessité de célébrer la parole, la parole où s’ancrent la vie et le désir, avant même que toute chose soit dite, atteinte ?
Le poème aurait-il parfois cette force de garder le feu éteint de l’adresse ?
Ainsi est-il d’en vie (intra-foras) où l’écriture poétique se fait épiphanie de ce qui est au principe de la possibilité du vivre, du dire, de la force qui nous pousse ante rem à rejoindre la chose désirée. « Pulsion de vie », énergie, mouvement ne cessant de vouloir rejoindre, plus loin que la chose, l’au-delà qui viendrait l’abolir.


Avant-dire par Esther Tellermann

 

YVES BOUDIER né en 1951, vit à Paris. Son écriture est marquée par un attachement à la poésie lyrique, objectiviste et formaliste, de Scève à Mallarmé, de Zukofsky à Collobert, ou Hocquard.

Professeur de Lettres, il fut également membre des comités de rédaction des revues Action Poétique (1978-2012) et Passage d’Encres (1996-2014), administrateur de la Biennale Internationale des Poètes (2006-2017) et président de la Maison des Écrivains et de la Littérature (2012-2015). Il est depuis 2015, président de l’association C/I/R/C/É Marché de la Poésie.

Sa rencontre fertile avec le travail de Léa Guerchounow, autour de variations sur le thème pascalien de la mort dans n’y point penser, se prolonge dans le dialogue entre texte et œuvre gravé dans en vie (intra-foras).
Ses derniers livres parus sont :
- Silentiaire, La Lettre volée, 2020
- n’y point penser, Les Éditions du Paquebot, 2021
- L’Expe(r)dition ou Les Aventures d’un marin de qualité, la rumeur libre Éditions, 2022.


 

 

LÉA GUERCHOUNOW, crée des installations immersives (Beaux-Arts de Versailles, ArtToll Kunstlabor de Bedburg-Hau, en Corée du Sud, au 100 à Paris) où la gravure investit l’espace, s’y propage, prolifère, et devient oeuvre de plasticienne.
Invitée d’honneur au Salon des Beaux-Arts de Garches, elle a également exposé au musée Lambinet, et reçu commande du Château de Versailles. Des fresques et des installations permanentes in situ enrichissent des collections particulières.
Sa recherche l’a conduite à questionner son rapport au volume et à l’espace avec des monotypes-sculptures présentés au 59 Rivoli et à la Maison consulaire de Saint-Leu-la-Forêt.
Elle a récemment conçu la scénographie de Nina, pour la compagnie En Déliaison, première expérience prometteuse du théâtre.
Sa rencontre avec le poète Yves Boudier lui fait explorer les dimensions du livre et retrouver l’intimité de ses carnets crayonnés. Elle réalise des monotypes pour le recueil n’y point penser. L’échange fécond entre poésie et gravure se poursuit dans en vie (intra-foras) et se décline en une série de métaphores du désir.

 

 

retour
retour-carav